Belle Plagne / Savoy / France
Michel Bezançon/ 1981









Les atouts majeurs que représente le site de La Plagne permettent aux communes d’envisager la réalisation d’un équipement touristique dans le Massif de Bellecôte-Montjovet. Les conditions topographiques sont particulière-ment favorables : altitude, enneigement17, exposition au nord, ensoleillement et panorama sur la chaîne du Mont-Blanc sont garantis. La commune de Mâcot met à disposition des alpages de haute montagne dont elle est proprié-taire et la proximité de la mine18, exploitée par l’entreprise Peñarroya, permet la réutilisation des installations rou-tières, téléphoniques et électriques.










Extraits de:
Archives professionnelles de Michel Bezançon architecte-urbaniste (1952-1985) 
par Sandrine RICHAUD, Émilie HUART  et Sophie ZANARDO

sous la direction de Francine GLIÈRE, chargée d’études documentaires



Après avoir étudié le site, sur cartes, à pied et en peau de phoque, guidé par des amis du coin, Michel Bezançon présente un plan d'aménagement qui comporte environ trente mille lits et sept sites à équiper.





Michel Bezançon insiste sur le fait que l’architecture est un moyen dans le domaine touristique et non une fin. La clientèle est en effet libre de choisir, contrairement au temps et à l’espace quotidiens où l’architecture est subie. Par conséquent un produit touristique et commercial attractif dépend de la conception d’un cadre adapté aux attentes des touristes, dépaysant et qui rompe avec l’univers du quotidien. La démarche architecturale de Michel Bezançon ne dépend pas d’un style mais d’une recherche constante d’adéquation aux exigences matérielles des touristes et à leurs représentations symboliques de la montagne. « L’architecture moderne visait à changer le monde, alors que l’architecture "commerciale" de Michel Bezançon accompagne les évolutions sociales, elle n’innove pas, elle suit la demande».