Luxembourg 2016-2018
LUX LAND

Power in architecture︎︎︎

Lewis Baltz ecrivait il y une vingtaine d'années, que le Luxembourg, avec ses 70 000 habitants et ses 270 banques, lui rappelait la "Las Vegas Strip", mais avec les banques à la place des casinos.

Ce pays a construit sa richesse récente en offrant une fiscalité avantageuse aux fortunes du monde, en accord avec la législation de l'Union Européenne dont elle est un acteur politique majeur.
Les grands groupes de l'économie globale, banques, entreprises, cabinets d'audit et conseil financier, côtoient les institutions de l'Union dans la ville et ses alentours.
Ce paysage rythmé par les innombrables grilles des façades, les imposants bâtiments, les reflets et les miroitements, réitère sans cesse l'énigme du pouvoir contemporain, où contrôleurs et controlés se fondent dans un seul décor.

Kirchberg, Belval, La Cloche d'Or sont les villes nouvelles du XXIème siècle. Construites grâce au capital financier, conçues par ordinateur, contrôlées comme un espace privé d'entreprise, elles révèlent une stratégie d'occupation grandissante de l'espace public de la part d'acteurs privés et supranationaux.
Lewis Baltz wrote some twenty years ago that Luxembourg, with its 70,000 inhabitants and 270 banks, reminded him of the "Las Vegas Strip", with banks instead of casinos.

This country has built its recent wealth by offering an advantageous tax system to the fortunes of the world, in accordance with the legislation of the European Union, of which it is a major political player.
The major groups of the global economy, banks, companies, financial engineering firms, rub shoulders with the institutions of the European community in the city and its surroundings.
This landscape punctuated by the innumerable grids of facades, imposing buildings, reflections and shimmers, constantly reiterates the enigma of contemporary power, where controllers and controlled merge into a single setting.

Kirchberg, Belval, La Cloche d'Or are the new cities of the 21st century. Built thanks to financial capital, designed by computer, controlled as a private corporate space, they reveal a growing strategy of occupation of public space by private and supranational actors.