ICI, BIENTÔT, ART EN PARTAGE 2018

Le titre ici bientôt renvoie à l’attente d’un nouvel élément actif dans le panorama urbain. Il est donc lié à un processus de création, de transformation de notre habitat, toujours chargé d’un suspens.
Le centre d’art est assimilé à une ouvre d’art, il devient une « machine a voir », objet et vecteur d’un recherche sur lui-même et sur l’environnement.
Le contenant est confirmé dans son rôle grâce à son contenu, un ouvre d’art qui va être produite à l’intérieur, et il devient lui-même objet de création.
L’exposition s’articule autour de quatre pôles :
  • la façade dans son interface avec la rue
  • l’histoire et le devenir du lieu
  • deux grandes fresques photographiques
  • une ou plusieurs œuvres d’autres artistes

ART EN PARTAGE, LE BATIMENT, LE CENTRE D’ART


L’identité et le rôle du bâtiment doivent s’affirmer symboliquement dans le scénario urbain de ce quartier de Romainville.
Mon travail est ici de promouvoir une pensée de transformation architecturale.

A l’extérieur on aménagera une installation qui synthétise les réflexions documentées dans la galerie, annonce l’exposition et confirme le bâtiment dans son rôle urbain.  

Sur un de trois murs de l’intérieur on exposera divers documents ayant attrait à l’histoire du lieu, à sa fonction actuelle ainsi qu’un travail où je propose un ensemble de fictions, d’habillages de façade pour tester des possibles transformations du bâtiment et leur impact sur le scenario de la rue.
A compléter cette démarche je propose à différents architectes d’imaginer une transformation du bâtiment et j’expose leurs croquis.

UN OUVRE ET DEUX FRESQUES PHOTOGRAPHIQUES

Les deux autres murs seront occupés par deux fresques photographiques verticales de 1m20 par 2m40 d’hauteur.

Le premier reproduit le processus de création d’une ouvre dans le centre (qui est utilisé aussi comme atelier par le propriétaires) et qui fera partie de l’exposition. L’ouvre photographique reproduit donc le processus de création d’un ouvre que sera exposée finie.

La deuxième fresque reproduit la remise à blanc des murs de la galerie, une action qui symbolise un perpétuel renouvellement et un espace d’attente.
Dans le trois parties de l’exposition l’espace en suspense est donc finalement le sujet, le désir imminent de déchiffrer le sens de ce qui nous entoure.

Luca Nicolao